En quoi consistent les rémunérations ?

Les rémunérations octroyées aux travailleurs sont à la base du calcul de la plupart des cotisations sociales.

La notion de rémunération utilisée pour le calcul des cotisations est complexe : certains montants particuliers en font partie, d'autres en sont exclus, souvent d'office, parfois sous certaines conditions. Des informations plus détaillées de ces calculs sont disponibles dans la rubrique « Rémunération des Instructions administratives »Nouvelle fenêtre publiées sur le portail de la Sécurité Sociale.

Par ailleurs, le calcul des cotisations pour la plupart des ouvriers se fait sur la base de la rémunération préalablement portée à 108 %. En effet, des cotisations patronales et personnelles sont dues sur les rémunérations ordinaires pour les jours de vacances. Or, ces rémunérations sont payées par une caisse de vacances, qui, elle, n'est pas redevable de cotisations patronales.

Compte tenu des limites apportées à la notion de rémunération, les données, tant globales que détaillées figurant dans la partie statistique du site Nouvelle fenêtre de l'ONSS sont insuffisantes pour émettre un jugement incontestable sur l'évolution globale des salaires dans le cadre de comparaisons internationales.

Chiffres des rémunérations en 2018

Les données présentées pour 2018 et les années précédentes intègrent, pour la première fois, les éléments concernant les travailleurs occupés au sein des pouvoirs publics locaux, qui relevaient de la compétence de l'ORPSS jusqu'au 31 décembre 2016.

Le tableau et les graphiques ci-dessous présentent quelques données globales concernant les rémunérations. Attention : les données pour l’année 2018 ont un caractère provisoire. Il s'agit de rémunérations à 100 %, sans tenir compte de la rémunération des jours de vacances des ouvriers à la charge d'une caisse de vacances.

Pour rappel, il ne s'agit ici que des rémunérations sur lesquelles des cotisations de sécurité sociale ont été calculées.

Répartition des rémunérations par type

Le graphique ci-dessous illustre la répartition des rémunérations déclarées par type en 2018.

Ce graphique montre que la part des indemnités de rupture (1,50 milliard sur 127,25 milliards) et du pécule de vacances anticipé octroyé aux travailleurs quittant leur emploi (0,78 milliard) s’avère très faible. La part des primes (9,29 milliards) est bien plus importante. On relève pour 2018 une légère baisse du poids des primes ainsi que des indemnités de rupture, une stabilité de celui du pécule de sortie alors que le poids des rémunérations ordinaires augmente.

Évolution annuelle des différentes composantes des rémunérations

Le graphique ci-dessous présente l'évolution annuelle des différentes composantes des rémunérations :

Le volume des rémunérations a augmenté entre 2017 et 2018 (4,3 % pour le total et 5,2 % rien que pour les rémunérations ordinaires). La rémunération unitaire homologue par équivalent temps plein est en hausse mais dans une moindre mesure (+3,72 % pour la rémunération ordinaire). L'augmentation de l'emploi en 2018, probablement plus élevée pour les travailleurs à faible rémunération, peut être proposée comme explication.

La reprise de l'emploi contribue à une baisse très forte des indemnités de rupture et, plus légère, du pécule de vacances de sortie. Cela peut être lié à un marché de l'emploi au dynamisme croissant après des périodes de crise.

Des informations plus détaillées concernant les rémunérations peuvent être consultées dans la rubrique « Statistiques » du site de l'ONSS Nouvelle fenêtre.